Savoir identifier les points vitaux de son adversaire pour frapper là ou ça fait mal

Les affrontements lors de combats de rue ne suivent aucunes règles ou limites. Votre vie est donc sur le fil lorsqu’un agresseur décide, pour une raison ou pour une autre de s’en prendre à vous.  Pas de pitié à avoir ou de sentiments à faire dans ce cas-là : vous devez savoir comment maîtriser votre adversaire le plus efficacement et le plus rapidement possible. Il devient alors évident que de savoir identifier les points sensibles de l’anatomie de votre opposant est un avantage non négligeable. Vous devez savoir où frapper avant de recevoir une pluie de coups qui ne vous laissera sans doute pas indemne. Voici donc quelques notions qui pourront s’avérer très utiles.

1) Les points sensibles à la frappe directe

Sans nécessairement avoir à maîtriser un art martial en particulier, une frappe puissante sur certaines parties du corps de votre agresseur peut largement remettre en cause sa mobilité et le gêner de manière suffisante pour vous permettre de prendre la fuite.

  • La zone du buste : la cage thoracique, de par les nombreux organes qu’elle protège, est bien évidemment un endroit très sensible du corps humain. On y retrouve des zones d’impact qui peuvent annihiler l’agressivité de tout assaillant, même les plus puissants. Un coup sur le plexus, par exemple, provoquera une douleur diffuse dans le corps de votre adversaire et nuira au bon fonctionnement de sa respiration. Si votre agresseur se retrouve dans une position où il vous présente son dos, les reins semblent alors être la meilleure surface à atteindre. Un écrasement de ces derniers (notamment grâce au coup-de-poing marteau) provoquera une perte d’équilibre instantanée qui vous permettra de prendre l’ascendant lors de la confrontation. De la même manière, vous pouvez viser le cœur, à condition d’imprimer une grande force à votre frappe, afin de diffuser une douleur qui se propagera rapidement à tout l’abdomen de votre cible.
  • Les jambes et les pieds : La motricité est sans doute l’élément déterminant lors d’une altercation. Plus votre assaillant est mobile, moins il est facile à maîtriser. Pour limiter ses mouvements, vous devez viser ses jambes. À l’aide de coups de pieds écrasants vous pourrez donc toucher des zones comme l’intérieur des genoux afin de déboiter, voire casser les rotules ainsi victimes du choc. De la même façon, vous pourrez marcher sur le pied de votre adversaire avant de le pousser à la renverse pour vous retrouver en position dominante, viser l’artère fémorale (qui descend le long de l’intérieur de la jambe), ou encore vous attaquer à ses parties génitales. Notez bien que l’extérieur des jambes n’est pas non plus à négliger puisqu’en imprimant tout votre poids à cet endroit vous pourrez casser la cheville de votre assaillant qui devra logiquement vous abandonner le contrôle du combat.
  • La tête et le cou : Atteindre le visage de votre adversaire n’est pas toujours chose facile. Après tout, c’est le premier point que l’on défend lors d’un affrontement. Si vous en avez l’opportunité les endroits les plus sensibles sont les mâchoires, les tempes, les oreilles et les yeux. Un coup-de-poing sur ses zones provoque soit le KO (tempes, mâchoires) soit une perte d’équilibre (c’est le cas des oreilles si vous claquez vos mains sur ces dernières, vous pourrez crever les tympans de votre assaillant).
  • Le cou est lui aussi un endroit stratégique. C’est le siège de la respiration. La carotide y est saillante, ce qui permet de facilement l’identifier et de l’agripper pour y imprimer une forte pression causant un arrêt momentané de l’afflux sanguin vers le cerveau (duquel résulte là encore une perte de l’équilibre). Il offre aussi une possibilité d’attaque très dangereuse au niveau des cervicales, notamment si votre agresseur est de dos, ou que vous parvenez à ouvrir sa garde de manière latérale.

2) Savoir où frapper selon le contexte

Si la théorie vous offre de multiples alternatives, la réalité de terrain peut être bien différente. De nombreux paramètres entrent en ligne de compte quant à l’efficacité de la zone ciblée. Ainsi, il sera bien plus difficile de trouver les points vitaux situés sur le buste de votre adversaire lorsque ce dernier est emmitouflé dans plusieurs couches de vêtements ou d’atteindre la carotide s’il porte une épaisse écharpe.

Les seules zones qui restent accessibles quelles que soient les conditions climatiques ou environnementales semblent alors être les jambes. D’où la nécessité d’y focaliser vos premières attaques. Priver votre adversaire de sa capacité à être en mouvement c’est déjà prendre un avantage crucial sur l’issue du combat.

Si la connaissance des zones sensibles du corps de votre assaillant est un must, vous ne pouvez pas uniquement compter là-dessus pour sortir vainqueur de tout affrontement. Certains de vos agresseurs peuvent connaître des techniques de défense qui ne vous permettront pas de trouver la moindre faille. Ceci étant dit, en lisant régulièrement ce blog, vous apprendrez tout ce qu’il vous faut savoir pour vous aussi, devenir un combattant sans peur !

3 réponses à Savoir identifier les points vitaux de son adversaire pour frapper là ou ça fait mal

  1. Mushin@Points-Vitaux-Corps-Humain 30 mai 2015 à 16:23 #

    Bonjour,

    Vous avez tout à fait raison de préciser qu’entre la théorie et la réalité il y a parfois un gouffre. Tellement de personnes recherchent une petite recette facile pour se défendre en cas d’agression.

    Il ne s’agit pas seulement de savoir où les points se trouvent mais de savoir quand et comment les frapper, avec quelle partie du corps… Bref les points vitaux c’est tout un art pour être réellement efficace.

    Merci pour votre article.
    Cordialement,
    Mushin

  2. Flavius 5 août 2015 à 20:41 #

    Bonjour,

    Vous relatez la plupart des zones sensibles du corps humain qui peuvent s’avérer d’une efficacité redoutable aussi bien pour le pratiquant averti que pour le néophyte.

    Cependant, je pense qu’il serait de bon ton de faire un rappel du cadre légal de l’auto-défense et de la riposte proportionnée.

    En effet, les yeux, les cervicales ainsi que les genoux pour ne citer qu’eux, peuvent causer des dégâts irréversibles si les frappes ne sont pas contrôlées et vous attirer de gros soucis judiciaires, même si c’est vous qui êtes la victime de l’agression.
    On ne crève pas un oeil pour une main baladeuse…

    Je pense donc qu’un petit rappel de la loi pour clôturer votre article serait une démarche responsable.

    Cordialement,

    Flavius

  3. Flavius 5 août 2015 à 20:49 #

    Ah oui, désolé pour ce dernier complément, mais laisser un individu sur le carreau relève de la non assistance à personne en danger, même si c’est votre agresseur.

    Bonne soirée.

Laisser un commentaire

Conseils en self-défense, sécurité personnelle et survie urbaine.